Si le CAC 40 aura respecté la tradition haussière des derniers jours d’octobre, la tendance s’avère nettement plus défavorable du côté des indices américains, lourdement sanctionnés par des déceptions majeures dans le secteur technologique. La chute spectaculaire d’Intel, qui dévisse de près de 30 % sur la séance dans le sillage de prévisions de ventes jugées alarmantes, a entraîné l’ensemble du Nasdaq dans son sillage, illustrant les doutes croissants des investisseurs quant au retour sur investissement des dépenses colossales engagées...
À l’inverse des géants de la technologie américaine tels qu’Alphabet ou Intel orientés en net repli, le CAC 40 tire pleinement parti de la période saisonnière historiquement favorable de la fin octobre pour accélérer sa hausse en direction de la zone de résistance majeure des 8 030 points. Ce mouvement n’est favorisé ni par le très léger assouplissement des rendements obligataires, ni par le niveau toujours très élevé des cours du pétrole brut, mais trouve vraisemblablement sa source dans l’annonce...
Malgré les tensions inflationnistes persistantes, la Réserve fédérale américaine a opté pour le statu quo sur ses taux directeurs, les maintenant dans la fourchette de 3,75 % à 4,00 % en attendant de nouvelles données économiques. La banque centrale signale ainsi que le cycle de resserrement monétaire touche très probablement à sa fin, ce qui apporte un soutien sous-jacent aux actifs risqués. Ce facteur favorable permet d’épouser le biais saisonnier de fin d’octobre, en dépit de cours du pétrole brut...
Historiquement, la dernière semaine d’octobre figure parmi les séquences les plus constamment positives de l’année boursière, affichant un degré de fiabilité remarquable depuis plusieurs décennies. Si ce rally de fin de mois fait habituellement office de sortie de krach — une configuration qui ne s’applique pas aux indices américains cette année —, le biais saisonnier semble bel et bien porter le marché. C’est dans ce climat plus constructif que le CAC 40 s’autorise à franchir à nouveau le seuil technique...
Après le sursis accordé par Moody’s à la note souveraine tricolore, l’écart de rendement entre l’OAT française et le Bund allemand enregistre une légère détente pour se fixer à 153 points de base. Toutefois, avec un taux à 10 ans qui demeure très élevé et ancré à proximité immédiate des 5 %, cette pression obligataire continue d’entraver le marché parisien. L’indice CAC 40 se trouve ainsi maintenu sous son seuil technique majeur des 7 850 points malgré des tentatives de...

